Contador a tout du nouveau Boss!
Contraint à une cohabitation forcée, Alberto Contador a eu besoin de déployer toute sa classe pour sortir de l'ombre de Lance Armstrong et gagner son deuxième Tour. La tension qui a caractérisé la relation des deux leaders est aussi l'un des symboles de la proximité de leurs profils.
CONTADOR REVIENT DE LOIN
Elevé dans une famille modeste de Pinto, dans la banlieue de Madrid, Alberto Contador a grandi dans un contexte difficile, avec des parents tournés vers son petit frère, victime d'un lourd handicapé. Surtout, il a frôlé la mort après une chute en 2004 provoquée par un début de rupture d'anévrisme. Plongé dans le coma, opéré d'un oedème cérébral, l'Espagnol de 21 ans s'est notamment appuyé pendant sa convalescence sur l'exemple d'un cycliste miraculé... Lance Armstrong. «Son histoire m'a servi de motivation, expliquait-il lors de sa première victoire en 2007. Quand j'étais à l'hôpital, j'ai lu son livre et cela m'a aidé à revenir »
Autant grimpeur que rouleur
Vainqueur de son deuxième Tour de France en trois participations, Alberto Contador suscite les plus grandes attentes dans la presse espagnole qui évoque la comparaison avec Miguel Indurain, auteur de cinq victoires entre 1991 et 1995 : «Lui était un immense spécialiste du contre-la-montre. Il créait des différences abyssales dans l'exercice, relativise le Pistolero. Moi, je suis plutôt une combinaison ». Un peu à l'image d'Armstrong dans ses années cannibales. Grimpeur véloce aux capacités d'accélérations rares, comme à Arcalis ou Verbier, Contador a rappelé qu'il était aussi un des meilleurs spécialistes du contre-la-montre. C'est dans cet exercice qu'il a remporté sa première course chez les pros (Tour de Pologne 2003) ou son premier titre de champion d'Espagne le mois dernier.
Une grande force de caractère
Pendant que Lance Armstrong multipliait les déclarations devant les médias, les petites piques sur Twitter, Alberto Contador a réussi à garder un sang froid impressionnant dès le départ de Monaco, refusant d'ajouter un mot à la polémique sur la cohabitation et répondant par une prestation parfaite dès qu'il a eu le feu vert de son équipe, à Verbier. Insensible aux pressions extérieures, concentré seulement sur la course, à l'image d'Armstrong au début de la décennie, Contador a retrouvé le sourire avec le Maillot Jaune. «Cette victoire est aussi physique que mentale», a-t-il reconnu samedi après avoir plaisanté sur un Tour de France plus dur à l'hôtel des Astana que sur la route.
Le Tour rien que le Tour
A 26 ans, Alberto Contador est le cinquième coureur de l'histoire à avoir remporté les trois Grands Tours (après Anquetil, Gimondi, Merckx et Hinault). Plus précoce que Lance Armstrong, qui a décroché son premier Maillot Jaune à 28 ans, l'Espagnol envisage de marcher dans les traces de l'Américain, en faisant du mois de juillet le premier objectif de sa saison. «Je ne renonce pas aux autres courses comme le Giro, la Vuelta ou les classiques mais le Tour restera mon premier objectif dans les années à venir». Pourtant, s'il participera à la Clasica San Sebastian la semaine prochaine, l'Espagnol a décidé de faire l'impasse sur la Vuelta. - A. T.-C., aux Champs-Elysées (l'équipe.fr)
Alberto Contador Velasco, né le 6 décembre 1982 à Madrid, est un coureur cycliste qui, en 2007, avec l'équipe américaine Discovery Channel, est devenu le plus jeune Espagnol à avoir gagné le Tour de France.
Alberto Contador débute sa carrière professionnelle en 2003, dans l'équipe Once-Eroski. Suite à ses victoires aux Tour d'Italie et Tour d'Espagne, il devient, en 2008, le premier coureur espagnol à avoir remporté les trois grands tours1. Le 26 juillet 2009, il gagne son deuxième Tour de France, en battant Andy Schleck et Lance Armstrong, septuple vainqueur de la « Grande boucle ».
Il est un des meilleurs grimpeurs du moment et également un bon spécialiste du contre-la-montre, ce qui fait de lui un des grands favoris pour les courses qui se disputent par étapes, en particulier les trois plus importantes.
ENFANCE
Alberto Contador est issu d'une famille modeste de Pinto, un ville d'environ 40 000 habitants située dans la grande banlieue de Madrid, plus précisément à 20 kilomètres au sud de la capitale espagnole.
Il grandit dans un contexte assez difficile. Son jeune frère, Raul, déficient mental, monopolise en effet l'attention de ses parents, lesquels n'ont pas les moyens nécessaires pour le placer dans un établissement spécialisé.
Il commence à pédaler pour s'amuser avec les copains du village, jusqu'au jour ou un éducateur le remarque et l'inscrit dans un club. Il dispute ses premières compétitions sur le vélo de son frère aîné, qu'il a vaguement retapé et repeint en bleu pour faire comme les "vrais" coureurs.
Les premières années chez ONCE/Liberty Seguros
Alberto Contador passe professionnel en 2003 dans la célèbre équipe espagnole ONCE, dirigée par Manolo Saiz, qu'il considère comme un « second père »3.
Il remporte sa première victoire professionnelle à seulement 20 ans. Il s'impose ce jour-là sur la dernière étape du Tour de Pologne, un contre-la-montre, devant le vainqueur final Cezary Zamana et des coureurs d'expérience comme Andrea Noè ou Jens Voigt4.
En mai 2004, Contador est victime d'une grave chute dans le Tour des Asturies. Il est conduit à l'hôpital d'Oviedo, où les médecins diagnostiquent, outre une fracture de la mâchoire, un début de rupture d'anévrisme susceptible d'expliquer sa chute et les convulsions qui l'ont précédée 5.
Il sort de l'hôpital, mais sa santé se détériore rapidement ensuite. Transporté en urgence dans un hôpital de Madrid, il est opéré durant cinq heures pour retirer un œdème logé dans le crâne à un endroit particulièrement sensible où le risque d'un futur état végétatif est grand. Plongé dans le coma pendant trois semaines, il se réveille avec 70 points de suture d'une oreille à l'autre et deux plaques de titane dans le crâne mais avec toutes ses facultés initiales. Deux mois plus tard, il recommence à marcher et sept mois plus tard (en décembre), il remonte sur son vélo.
De retour dans le peloton professionnel en 2005, il se montre rapidement compétitif. En janvier, il gagne une des premières courses qu'il dispute, la cinquième étape du Tour Down Under, où l'équipe Liberty Seguros s'empare des quatre premières places avec Luis Léon Sanchez, Allan Davis et Javier Ramirez Abeja6.
Deux mois plus tard, il signe un premier succès sur une course par étapes à la Semaine catalane, où il gagne l'étape de montagne et se classe quatrième du contre-la-montre final. En avril, il obtient des places d'honneur sur deux courses par étapes majeures, le Tour du Pays basque (3e) et le tour de Romandie (4e), après avoir remporté le contre-la-montre final du premier7 et une étape de montagne du second8.
Il participe en juillet à son premier tour de France. Avec plus d'une heure de retard sur le vainqueur Lance Armstrong, il prend la 31e place du classement général et la troisième place du classement des meilleurs jeunes. En fin d'année, il est opéré d'une hernie inguinale avant de poursuivre pour une saison supplémentaire avec Liberty Seguros.
Saison 2006 : l'affaire Puerto
En 2006, Contador se distingue en avril en se classant parmi les cinq premiers du tour du Pays basque (5e), du tour de Romandie (2e) et de la Klasika Primavera (4e). Il remporte également en juin une étape de montagne du tour de Suisse. À la fin du mois, il est cependant l'un des coureurs mis en cause dans le cadre de l'affaire Puerto10. Cette affaire de dopage impliquant une quarantaine de coureurs cyclistes touche particulièrement l'équipe Liberty Seguros : son propriétaire Manolo Saiz, arrêté, en est l'un des principaux protagonistes et treize de ses coureurs sont cités. Le sponsor Liberty Seguros met fin à son partenariat dès le mois de mai11. Malgré les nouveaux partenaires kazakhs attirés par le leader de l'équipe Alexandre Vinokourov, l'équipe est exclue du tour de France faute de pouvoir réunir suffisamment de coureurs12. En juillet, Alberto Contador est blanchi par la justice espagnole, de même que plusieurs de ses coéquipiers.
Saison 2007 : la victoire sur le tour de France
Au tour du Missouri 2007
Alberto Contador est recruté pour 2007 par l'équipe américaine Discovery Channel, l'ancienne équipe de Lance Armstrong, qui a pris sa retraite après le Tour de France 2005, et dirigée par Johan Bruyneel, directeur sportif avec lequel Lance Armstrong a gagné ses sept Tours de France.
Contador gagne Paris-Nice, sa première victoire majeure, dans la dernière étape. Il profite de la qualité de son équipe, pour affaiblir son rival Davide Rebellin, ce qui lui permet de lancer une grosse attaque dans la dernière difficulté de l'étape. Il avait déjà essayé d'attaquer Rebellin les jours précédents mais n'était pas parvenu à le rattraper au classement général. Malgré la chasse menée par Rebellin qui doit attaquer seul sur la fin, Contador gagne l'étape et garde assez d'avance pour remporter le classement général.
Deux semaines plus tard, il s'impose à nouveau sur une course par étapes d'une semaine, le Tour de Castille et Léon. Il dispute également au mois de juin le Critérium du Dauphiné libéré où il se classe sixième.
Prenant le départ du Tour de France avec un rôle de coéquipier de Levi Leipheimer, il gagne la 14e étape au Plateau-de-Beille en montant cette dernière côte plus rapidement que Lance Armstrong (mais moins que le record de Marco Pantani), et conforte sa seconde place au classement général derrière Michael Rasmussen en prenant un peu de temps sur le troisième, Cadel Evans. Lors de la 16e étape, Contador n'est pas loin de décrocher Rasmussen mais il n'y parvient pas malgré deux attaques très sèches et une dernière montée du col de Peyresourde rapide, qui lui permet néanmoins d'accroître une nouvelle fois son avance sur ses autres poursuivants. Lors de la 17e étape, il est décroché par Rasmussen dans le dernier kilomètre et pense abandonner là tous ses espoirs de victoire finale. Mais le Danois Michael Rasmussen est exclu ce soir-là par son équipe Rabobank. Contador s'empare donc du maillot jaune lors de la 18e étape. Dans la 19e étape, courue contre-la-montre, il réussit à garder une marge de 22 secondes sur Evans et de 31 secondes sur son équipier Levi Leipheimer. Il remporte donc son premier Tour de France, dans l'ancienne équipe du septuple vainqueur Lance Armstrong.
La citation temporaire de Contador dans l'affaire Puerto a été rappelée dans les médias durant ce Tour. Contador a bénéficié du soutien de Patrice Clerc, le patron du Tour, qui a affirmé que Contador était uniquement cité « dans le cadre de conversations téléphoniques pour des résultats de courses » et qu'« en aucun cas le nom de Contador ne pouvait être lié à la clientèle de M. Fuentes14 ». Le 30 juillet 2007, un expert allemand de la lutte antidopage, Werner Franke, a qualifié la victoire de Contador dans le Tour de France 2007 de « plus grande escroquerie de l'histoire du sport », et qu'il aurait été bénéficiaire d'un « protocole de dopage » qu'il détaille lui-même15. Il affirme avoir les preuves et les avoir envoyées à l'AMA16. Contador a cependant nié à plusieurs reprises tout fait de dopage, et s'est dit prêt à se soumettre à des tests ADN pour démontrer son innocence
Saison 2008 : Astana, le Giro et la Vuelta
L'équipe Discovery Channel disparaissant à la fin de la saison, il signe pour l'année 2008 avec l'équipe Astana, y rejoignant le directeur sportif de Discovery Johan Bruyneel, en compagnie de plusieurs autres coureurs de la Discovery. Bien qu'ayant changé d'encadrement et renouvelé son effectif, le nom d'Astana reste associé aux affaires de dopage qui l'ont secouée en 2007, dont notamment les contrôles antidopage positifs d'Alexandre Vinokourov et Andrey Kashechkin. L'équipe de 2008 en subit les conséquences : elle n'est pas invitée sur les épreuves organisées par Amaury Sport Organisation et par RCS Sport. Ainsi, Contador ne peut pas défendre ses titres sur Paris-Nice et au Tour de France. Sa saison est par conséquent centrée sur d'autres objectifs : les Jeux Olympiques et le Tour d'Espagne18.
Faute de pouvoir prendre part à Paris-Nice, il est au départ du Tour de Murcie au début du mois de mars. Septième de l'étape de montagne remportée à Totana par son coéquipier José Luis Rubiera19 et troisième du contre-la-montre au parcours vallonné derrière Alejandro Valverde et Stefano Garzelli20, il termine troisième du classement général derrière ces deux coureurs. À la fin du mois, il domine comme en 2007 le Tour de Castille-et-León : il signe un doublé pour Astana avec Levi Leipheimer sur le contre-la-montre d'ouverture, puis distance ses adversaires dans l'étape de montagne à la Montaña Palentina pour s'imposer au final devant Mauricio Soler et Thomas Dekker.
Après cette seconde victoire consécutive, Alberto Contador prend part au Tour du Pays basque, épreuve majeure du calendrier espagnol et figurant au ProTour. Comme au Tour de Castille-et-León, il s'impose dès la première étape à Legazpi après avoir distancé tous ses adversaires dans l'ultime difficulté, l'Alto de Descarga, à moins de dix kilomètres de l'arrivée. Seul l'Espagnol Ezequiel Mosquera demeure un temps en sa compagnie. Il reste systématiquement au contact de ses adversaires durant les quatre étapes suivantes, sur des parcours difficiles, souvent disputées sous la pluie. Lors de la dernière étape, disputée contre la montre, il s'impose une nouvelle fois en dominant d'une vingtaine de secondes son adversaire direct de la fin du Tour de France 2007, l'Australien Cadel Evans. Alberto Contador ajoute donc une nouvelle course importante à son palmarès en s'imposant au classement final devant Cadel Evans et Thomas Dekker. Dès lors, il a l'intention de faire une pause, puis de préparer son futur grand rendez-vous, le Critérium du Dauphiné Libéré, couru en juin. Après avoir soigné une infection dentaire, il prend quelques jours de repos.
Le 4 mai, la société RCS Mediagroup crée la surprise en annonçant l'invitation au Tour d'Italie de l'équipe Astana qu'elle avait exclue dans une premier temps. Exclue du Tour, Astana envoie au Giro, qui démarre six jours plus tard, ses leaders Levi Leipheimer, Andreas Klöden, et Contador21. Durant la première semaine, Contador peine à suivre ses principaux rivaux : 18e à Agrigente (2e étape), il cède 10 secondes à six coureurs dont le vainqueur d'étape Riccardo Ricco et le tenant du titre Danilo Di Luca22. À Pescocostanzo (7e étape), il peine à nouveau à suivre les deux coureurs dans le final23. Il demeure cependant meilleur que ses rivaux italiens en contre-la-montre : il se classe second à Urbino (10e étape) derrière le spécialiste Marzio Bruseghin. Quatrième du classement général, il est désormais le mieux classé des favoris pour la course au maillot rose, malgré une blessure au poignet sans grandes conséquences. Les Dolomites permettent à Riccardo Ricco et Emanuele Sella de passer à l'offensive, mais les écarts restent réduits. Au sommet de la Marmolada (15e étape), Contador endosse son premier maillot rose, après avoir été en difficulté mais limité les écarts à l'arrivée24. Le lendemain, le contre-la-montre de Plan de Corones lui permet d'accroître légèrement son avance sur Ricco, Di Luca et Denis Menchov, sans parvenir à créer un écart définitif : tous ont moins de 3 minutes de retard. L'ultime arrivée au sommet, au Monte Pora (19e étape), est mouvementée : Di Luca lance une offensive de longue haleine et Ricco distance Contador dans les derniers kilomètres, de sorte que ce dernier sauve son maillot pour quatre secondes25. La dernière étape de montagne, comprenant le redouté Passo del Mortirolo ne change pas la situation : Di Luca flanche et Ricco ne parvient pas à attaquer Contador26. Le dernier contre-la-montre, dans les rues milanaises, ne fait qu'accroître l'écart entre Contador et Ricco, peu à son avantage sur ce terrain. Contador remporte donc le Tour d'Italie dès sa première participation et sans avoir pu le préparer dans les conditions optimales.
En septembre, Alberto Contador remporte le Tour d'Espagne devant son coéquipier Levi Leipheimer et le dernier vainqueur du Tour de France, Carlos Sastre. Lors de cette Vuelta, Contador part comme grand favori après ses victoires dans le Tour et le Giro, avec Sastre et Valverde. Lors de l'étape menant à l'Alto de l'Angliru, Astana contrôle la course et impose le rythme en faisant rouler Klöden, Rubiera et Leipheimer, arrivant à distancer les principaux favoris. Après avoir été le seul avec Joaquin Rodriguez à suivre une accélération de Valverde, Contador lâche ses compagnons d'échappée pour remporter cette étape et s'emparer du maillot de leader. Le lendemain, il récidive et remporte l'étape de Fuentes de Inverno en profitant d'un excellent travail de Mosquera et conforte ainsi sa place de leader. Lors de la dernière semaine, malgré une chute sans gravité, il contrôle la course avec son équipe jusqu'au dernier contre-la-montre en côte sur les pentes du Navacerrada où il ne concède qu'une trentaine de secondes à son coéquipier Leipheimer et reprend du temps à tous ses rivaux. Il remporte le lendemain sa première Vuelta avec 46 secondes d'avance sur Leipheimer et plus de quatre minutes sur Sastre. Il remporte également le classement du combiné. Il devient le cinquième coureur à remporter les trois grands Tour après Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx et Bernard Hinault.
Saison 2009 : la seconde victoire sur le tour de France
Alberto Contador aborde l'année 2009 avec en point de mire le Tour de France, dont il doit être un des principaux favoris. Lance Armstrong, son coéquipier sur le retour, est annoncé comme son grand rival. Dès le début de saison, Contador montre sa suprématie en remportant le tour de l'Algarve au Portugal. Il prend le départ de Paris-Nice en grand favori, et remporte successivement la première étape contre la montre et l'étape reine au sommet de la montagne de Lure. Cependant, victime d'une défaillance dans la 7e étape, il perd la course au profit de Luis León Sánchez et termine quatrième.
Il se rassure pourtant très vite en prenant dès la semaine suivante la deuxième place du Tour de Castille-et-León puis en remportant le Tour du Pays basque avec deux étapes à la clé. Il finit troisième du Critérium du Dauphiné Libéré en juin, puis remporte le championnat d'Espagne du contre-la-montre.
Arborant de ce fait les couleurs de son pays au départ de la première étape du Tour de France à Monaco, Contador termine 2e du contre-la-montre, derrière le spécialiste, Fabian Cancellara. Après avoir terminé en tête du pointage intermédiaire de la côte de Beausoleil, Contador est maillot à pois provisoire. Il perd 40 secondes dans la bordure de La Grande-Motte, comme tous les autres favoris excepté son coéquipier Lance Armstrong. Son équipe Astana remporte le contre-la-montre par équipe. À Arcalis, pour la 1re étape de montagne, Contador attaque à 5.4 km de l'arrivée et passe deuxième du classement général, 2 secondes devant Armstrong. Il gagne en solitaire la 15e étape reliant Pontarlier à Verbier et s'empare du maillot jaune, avant de dominer la 18e étape contre-la-montre autour du lac d'Annecy, augmentant encore les écarts sur ses poursuivants, Andy Schleck et Lance Armstrong. Dans la montée du Mont Ventoux, il répond aux nombreuses attaques d'Andy Schleck et finit dans le groupe des favoris, assuré d'être maillot jaune à Paris.